Ensemble de maisons innondées
A.Bouissou/TERRA - ADOBESTOCK

Premier risque naturel en France par le nombre de personnes exposées et l’importance des dommages qu’il provoque, les inondations concernent tous les territoires de métropole et d’outre-mer. De plus en plus fréquentes et intenses avec le changement climatique, elles menacent vies, habitations et emplois.

Qu’est-ce qu’une inondation ?

Une inondation correspond à la submersion temporaire de zones habituellement hors d’eau.

Elle peut être due :

  • au débordement d’un cours d’eau : une crue (ou montée du niveau de l’eau), lorsqu’elle est importante, peut amener le cours d’eau à sortir de son lit et à inonder les terres alentours. C’est le cas le plus fréquent.
  • à du ruissellement urbain : lors de précipitations très intenses en ville, l’eau ne s’infiltre pas dans le sol, car ceux-ci sont imperméables. Les réseaux d’évacuation d’eaux pluviales peuvent rapidement être saturés. Les eaux de pluies empruntent alors les rues, avec des courants parfois dangereux, jusqu’à rejoindre une rivière ou un autre réseau d’évacuation.
  • à une remontée de nappe : en cas de précipitations de longue durée, le niveau de la nappe phréatique,  remonte, entraînant une inondation des  zones alentours.
  • à une submersion marine : sur le littoral, des conditions météorologiques et océaniques défavorables (souvent accompagnées d’une forte houle et d’un vent fort venant du large) peuvent entraîner une hausse du niveau marin et alors inonder les zones côtières.

17 millions

de personnes en France

9,8 millions

d’emplois sont exposés à un risque de crue

53 %

des indemnisations accordées depuis 1982 par le régime des catastrophes naturelles, soit 7,3 Mds €, font suite à des inondations

Crue lente et crue éclair : les deux sont dangereuses

Certaines crues, dites « éclair », se caractérisent par une montée extrêmement rapide des eaux. Le niveau du cours d’eau peut monter de plusieurs mètres en moins de 2 heures. Le débit est alors si puissant que 30 cm d’eau peuvent suffire pour emporter une voiture ! On se souvient notamment des inondations de Vaison-la-Romaine en 1992 ou de l’Aude en 1999 ou des Alpes Maritimes en 2020 suite à la tempête Alex.

Les crues lentes, en crue comme en décrue, ont surtout un impact sur le fonctionnement au quotidien, avec des infrastructures et des réseaux (routiers, électriques, téléphoniques…) qui peuvent rester coupés plusieurs jours, voire semaines. Ce fut le cas de la crue de la Seine en 1910, qui avait bloqué la capitale pendant plus d’un mois et causé d’importants dommages économiques.

Comment se tenir informés face au risque d’inondation ?

Quel que soit le type de crue, en cas d’alerte, il est important de se renseigner sur la situation et son évolution.

À l’échelle nationale, l’État surveille près de 23 000 km de cours d’eau, 365 j/an et 24 h/24, via le réseau Vigicrues. Ce service public couvre 75% de la population vivant en zone inondable et permet de prévenir les autorités et le public en cas de risque élevé. Cette information est aussi relayée par Météo-France via la vigilance météorologique.

 

Des pompiers évacuent les habitants du village de Villegailhenc, dans l’Aude, inondé en octobre 2018. Équipés de combinaisons et de casques, ils portent les enfants dans les bras et sur leur dos. L’eau, qui leur arrive au genou, a un débit important.
Pascal Pavani - AFP