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Volcanisme

S’informer pour mieux se protéger

Comme tous les risques naturels, le risque volcanique résulte du croisement entre un aléa (le phénomène naturel) et la présence d’un enjeu plus ou moins vulnérable (populations, infrastructures, activités économiques, etc.) dans une zone potentiellement menacée par l'aléa.

Le risque volcanique est un risque naturel majeur, à cause de la violence des aléas, des difficultés à prévoir les éruptions, et de l’accroissement constaté de la population et/ou des équipements à proximité immédiate des volcans.

Les éruptions volcaniques sont des phénomènes très singuliers : alors qu’un séisme ne dure que quelques minutes, un cyclone quelques jours, certaines éruptions volcaniques peuvent durer des années et impacter de manière durable un territoire. Les volcans sont en outre capables de produire des aléas très différents et susceptibles de changer brusquement en fonction du type d'édifice et/ou d'éruptions.

Les périodes de repos plus ou moins longues entre deux éruptions (parfois de plusieurs siècles) empêchent parfois le développement d’une culture du risque adéquate.

Le risque volcanique est ainsi propre à un édifice donné, et varie dans le temps et dans l’espace : chaque volcan est donc spécifique.

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Prévention

La prévention contre les risques volcaniques passe par une amélioration de notre connaissance des volcans afin de mieux évaluer l'aléa, et par le développement des moyens de surveillance pour détecter les signes annonciateurs des éruptions. Elle s'appuie aussi sur la capacité des sociétés à anticiper les situations de crise, sur la réduction des vulnérabilités et sur l'information préventive des populations.

L'étude de l'histoire des volcans

Afin de mieux connaître un volcan et de savoir ce dont il est capable, il est essentiel d’étudier ses éruptions passées, qui sont enregistrées dans les couches géologiques et les dépôts éruptifs qui constituent le volcan lui-même.

Ces études permettent aux scientifiques de mieux comprendre son fonctionnement, son histoire, les différents types d’éruptions possibles, et aident ainsi à estimer quels seront les aléas susceptibles de survenir en cas de nouvelle éruption.

Lorsque les données existantes sur un volcan en particulier sont insuffisantes, l’étude et l’analyse d’autres volcans du même type (analogues) ailleurs dans le monde est aussi souvent un bon moyen d'améliorer nos connaissances.

Les réseaux de surveillance

Les éruptions volcaniques sont généralement précédées de précurseurs plus ou moins faciles à reconnaître et interpréter, qui traduisent les modifications et réajustement de l’édifice au cours de la remontée du magma vers la surface.

Ces modifications peuvent notamment produire des séismes, des déformations de l’édifice, une modification de la température et de la chimie des gaz et/ou du système hydrothermal, ainsi que d’autres signaux géophysiques (magnétiques, gravimétriques, électriques, etc.).

Il est ainsi essentiel de disposer de réseaux de surveillance multi-méthodes multi-échelles robustes autour des volcans, afin de permettre aux scientifiques d’enregistrer des signes de réveil potentiel, et de prévenir à temps les autorités et les populations.

En France, les Observatoires volcanologiques dépendent de L’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP). Il s'agit respectivement :

 

La crise sismo-volcanique récente au large de Mayotte a, de plus, entrainé la mise en place d’un Réseau de surveillance Volcanologique et Sismologique de Mayotte (REVOSIMA) opéré par différents organismes (IPGP-BRGM-IFREMER-CNRS).

 

Schéma simplifié de quelques outils et méthodes utilisées dans des réseaux de surveillance mis en place pour anticiper les éruptions volcaniques. © BRGM - FP7 MED-SUV

Actions de prévention

Face aux phénomènes généralement destructeurs et incontrôlables des éruptions, la seule solution pour préserver les populations est souvent l'évacuation préventive des zones menacées.

Cela suppose l’anticipation des phénomènes et nécessite la publication de carte d'aléas (définissant les zones menacées) et de plans d'évacuations, en lien avec une surveillance instrumentale permanente qui détectera les signes précurseurs d’éruption.

Les autres actions de prévention concernent :

  • la préparation de plans de secours, d'évacuation, et d’organisation de la vie pendant une éruption, en lien entre services de l’Etat, Collectivités et Citoyens ;
  • un aménagement du territoire volontariste, pour limiter l'exposition des populations et des biens, et éviter tout dysfonctionnement majeurs en cas d’éruption de moyenne ou longue durée ;
  • une sensibilisation et une information régulière de la population.
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