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Prévention du risque

Inondations

Prévention du risque

La prévention du risque d’inondation s’appuie sur la cartographie des territoires concernés par le risque, la maîtrise de l'urbanisation et la mise en place de mesures de réduction de la vulnérabilité ainsi que sur la prévision des crues et la préservation de la mémoire des inondations passées.

Cartographie des territoires concernés

Les Atlas des Zones Inondables (AZI)

Les Atlas des Zones Inondables (AZI), élaborés par les directions départementales des territoires (DDT) dans chaque département, sont des outils cartographiques de connaissance des phénomènes d’inondations susceptibles de se produire par débordement des cours d’eau. Ils sont construits à partir d’études hydrogéomorphologiques à l’échelle des bassins hydrographiques et sont rattachés au volet « gestion des risques » des SDAGE élaborés par les comités de bassin.

 

Atlas des zones inondables dans le département des Bouches-du-Rhône © Services de l'État dans le département des Bouches-du-Rhône

 
Les territoires à Risque Important d'Inondation (TRI)

Les territoires sur lesquels le risque inondation est particulièrement élevé sont identifiés en tant que TRI (territoires à risque important d’inondation), au nombre de 122 en métropole et en outre-mer.

Dans ces territoires, des diagnostics permettent de connaître précisément les surfaces inondables et les risques d’inondations.

Maîtrise de l'urbanisation

La maîtrise de l’urbanisation est un levier important de réduction des dommages en cas d'inondation.

Elle s'appuie notamment sur les Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN) - communément appelé PPRI pour ce qui concerne les inondations - prescrits et élaborés par l'État en association avec les communes et en concertation avec les populations.

Les objectifs principaux d’un PPRI sont de contrôler le développement urbain en zone inondable et de préserver les champs d'expansion des crues afin de réduire l’exposition au risque ainsi que la vulnérabilité des biens et des personnes.

Le PPRI cartographie les zones exposées au risque inondation (dites zones d'aléa) et prescrit :

  • des dispositions constructives et concernant l'usage du sol dans les zones modérément inondables ;
  • des interdictions de construire dans les zones les plus exposées ou qui présentent un intérêt pour le laminage des crues.

 

Le PPRI approuvé par le préfet est annexé, après enquête publique et approbation, au Plan Local d’Urbanisme (PLU) en tant que servitude d’utilité publique. Ses dispositions priment sur toute autre considération.

 

Destruction d'une maison après expropriation (Goudargues, Gard) - 2008. © L. Mignaux - Terra

Réduction de la vulnérabilité

La réduction de la vulnérabilité (mitigation) consiste à atténuer les dommages en limitant :

  • soit l’intensité des aléas d’inondation ;
  • soit la vulnérabilité des enjeux (constructions, bâtiments industriels et commerciaux, monuments historiques, sites touristiques, réseaux de télécommunications, d’électricité, d’eau, de communication).
 
Dispositifs collectifs 

Les dispositifs collectifs de mitigation peuvent consister par exemple en la construction d’un ouvrage de protection. Une digue ne réduit pas l’ampleur d’une inondation mais vise à constituer un bouclier permettant de mettre à l’abri les biens et les personnes, d’un quartier ou d’une commune jusqu’à un certain niveau d’aléa et donc de diminuer les dommages provoqués par la montée de l’eau. Il convient, cependant, d’examiner sur l’ensemble de la zone de risques les conséquences des dispositifs de protection, notamment en aval pour les inondations. 

 
Moyens individuels 

La réduction des dommages potentiels peut également s'appuyer sur la mise en place de dispositions individuelles, c’est-à-dire de moyens mis en œuvre par les particuliers pour se protéger des risques les menaçant. Il peut s’agir de la pose de batardeaux (cloisons amovibles équipés de joints étanches) devant les portes et les fenêtres pour protéger l’intérieur de la maison d’une inondation ou la mise en place de clapet anti-retour sur les canalisations. 

 

Photographies aériennes prises sur le littoral de la Charente-Maritime quelques heures après le début de la tempête Xynthia - 2008 © B. Landreau - Terra

Prévision des inondations

L’inondation est, dans bon nombre de cas, un risque prévisible.

La prévision des inondations (par débordement de cours d'eau, remontée de nappes, ruissellement ou submersion marine) repose principalement sur :

  • la prévision et l'observation continues des conditions météorologiques et des précipitations (prévisions et vigilance météorologique) par Météo-France (vigilance météo France) ;
  • la surveillance des principaux cours d’eau (prévisions des crues et vigilance crues) par les Services de Prévisions des Crues avec le soutien du Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations (SCHAPI) (vigicrues) ;
  • des outils développés spécifiquement pour anticiper les crues rapides tels que l’APIC (Avertissement Pluies Intenses à l'échelle des Communes) et Vigicrues Flash.

 

Salle opérationnelle de prévision des crues du SPC de la Dreal Midi-Pyrénées. © B. Suard - Terra

Dispositifs de mémoire des inondations remarquables

Dans le domaine du risque inondation, la connaissance du passé est au coeur de la prévention. En France, il existe plusieurs dispositifs de mémoire des inondations remarquables qui contribuent à la connaissance des territoires d'aujourd'hui par la mémoire des inondations passées de la France.

Certains cours d’eau n’ont pas connu d’événement majeur dans les dernières années voire dernières décennies. Les crues exceptionnelles de la Loire datent par exemple de plus de 150 ans. Il est donc normal que la mémoire de ces événements puisse disparaître, d’autant plus qu’il est aujourd’hui moins fréquent de vivre toute sa vie au même endroit.

 

Les repères de crue

Témoins visuels du quotidien, les repères de crues historiques ancrent la mémoire des inondations en exposant au regard des populations les hauteurs atteintes par les grandes crues. Ils permettent également d’imaginer les conséquences au niveau local d’une telle hauteur d’eau.

 

Fontaine publique et repère de crue à Paris dans le 7e arrondissement © L. Mignaux - Terra

 

Depuis la loi "Risques" de 2003, l'implantation et l'entretien de repères de crues standardisés correspondant aux "plus hautes eaux connues" (PHEC) est une obligation légale (décret n° 2005-233) pour les communes exposées au risque d’inondation par débordement de cours d'eau.

La base nationale des sites et repères de crues recense l'ensemble des repères de crue sur le territoire. 

 

La Base de Données Historiques sur les Inondations (BDHI)

La Base de Données Historiques sur les Inondations recense les évènements historiques d'inondations survenus sur le territoire depuis le Moyen-Âge jusqu'à aujourd'hui. Les évènements décrits dans la BDHI relèvent de différents types : débordements de cours d'eau, ruissellements de surface, remontées de nappe, submersions marines, ruptures de poche glaciaire et inondations d'origine artificielle. Outre les données sur les phénomènes physiques, la base intègre également la description des impacts humains, socio-économiques, environnementaux et culturels, ainsi que la description de la gestion et des suites de l'évènement.

Les données de la BDHI sont intégrées au "descriptif de risques" éditable sur Géorisques.