Cavités souterraines

Traitement des enjeux par protection passive

Fondations superficielles

Le principe est de rendre la construction suffisamment rigide pour qu’en cas d’instabilité remontant en surface, elle ne présente que des mouvements d’ensemble. Ces fondations peuvent être des radiers ou des longrines par exemple.

Fondations profondes

L’objectif des fondations profondes est d’isoler le bâtiment des mouvements de terrains par des fondations trouvant leur assise dans un sol sous la cavité. Il existe deux types de fondations :

  • les puits bétonnés dont la traversée de la cavité se fait en ceinturant le puits par un anneau maçonné avec pour but de stabiliser le toit de la cavité et d’éviter les frottements négatifs ;
  • les pieux réalisés par battage ou forage.

Pieux de fondation (Valenciennes) © INERIS

Méthodes parachutes

L’utilisation des géosynthétiques sous les structures permet de sécuriser la zone en empêchant toute déformation inadmissible susceptible de mettre en péril la stabilité des ouvrages en zone de fontis potentiels. Il se place à la base des remblais ou des structures de chaussées. Si un fontis vient au jour, le géosynthétique se déforme suivant l’effet d’arche pour contenir et limiter la déformation permettant la viabilité de la structure jusqu’à une intervention à court terme.
Les dalles et les bouchons sont utilisés pour recouvrir des vides dans le cas où le remblaiement n’est pas une option envisageable. Leur objectif principal est d’empêcher toute déformation susceptible de mettre en péril la stabilité des ouvrages sus-jacents en zone de fontis potentiels. La composition des dalles et bouchons varie selon les enjeux prévus en surface. Ils peuvent être en ciment, en béton ou en béton-armé.

Schéma de la mise en place d’une dalle sur une catiche © INERIS