Feux de forêt

Causes

Avec 16,9 millions d’hectares de forêt sur son territoire métropolitain, la France est le quatrième pays européen le plus boisé .

L’importance de ses surfaces boisées la rend vulnérable au risque incendie de forêt, notamment en période estivale.

Un risque majoritairement d'origine humaine

Les feux de forêt peuvent avoir une origine naturelle (foudre, éruptions volcaniques) ou humaine. Dans le cas de la responsabilité humaine, la cause peut être intentionnelle, involontaire ou liée aux infrastructures.

  • 90 % des départs de feux de forêt ont pour origine les activités humaines. On distingue les causes suivantes :
    • accidentelles : lignes électriques, chemin de fer, véhicules, dépôt d’ordures 
    • intentionnelles : malveillance 
    • involontaires dues aux travaux : travaux forestiers, travaux agricoles, travaux industriels et publics 
    • involontaires dues aux particuliers : travaux, loisirs, jets d’objets incandescents
  • 80 % des feux se déclenchent à moins de 50 mètres des habitations, du fait des imprudences liées aux diverses activités de loisir (pique-nique, ...) qui se déroulent souvent à proximité de parking, aux abords des forêts. 
  • + de 50 % des départs de feux sont dus à des imprudences et à des comportements dangereux. En appliquant les bons gestes au quotidien, plus de la moitié des départs de feux pourraient être évités.

Causes des incendies survenus en 2016 en Corse, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes (source : base Prométhée). 

 

Les effets du changement climatique

Les effets du changement climatique peuvent aggraver le risque incendie de forêt : les zones exposées à ce risque devraient s’étendre en France métropolitaine vers le Nord-Ouest (Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire et Bretagne).

Dans les zones déjà touchées, les risques d'incendies pourraient s’étendre à la moyenne montagne.

Il est également probable que la saison des incendies de forêt s’allonge dans l’année, passant ainsi de 3 mois actuellement à 6 mois dans un avenir proche.

Les incendies devraient être plus intenses et plus rapides compte tenu des sécheresses accrues, et l’augmentation de grands feux pourraient entraîner de fortes régressions des peuplements forestiers dans les régions les plus exposées.