Foire aux questions (FAQ)

Foire aux questions (FAQ)
Les principales questions que vous pourrez vous poser
  • Connaître les risques près de chez vous

    Comment utiliser les coordonnées GPS pour se localiser ?

    Pour se localiser directement avec des coordonnées GPS, vous devez disposer de coordonnées GPS sous forme décimale (avec une virgule). Ces coordonnées sont disponibles sous cette forme dans des visualiseurs de cartes sur Internet.

    Par exemple, dans Google Maps, la longitude à indiquer correspond au deuxième numéro affiché (-2.60...) et le premier correspond à la latitude (47.53...) :

    Vous pouvez rentrer ces coordonnées dans l'onglet GPS, situé après les onglets Adresse et Commune et cliquer sur Valider pour zoomer sur le point recherché.

     

  • Cartes interactives

    Comment accéder à la carte des DROM ?

    Pour accéder à la carte d'un DOM-TOM, utilisez le menu déroulant Aller directement à..., situé en haut de votre écran. Sélectionnez ensuite le nom du DOM-TOM qui vous intéresse dans la liste. La carte se centrera automatiquement sur ce DOM-TOM.

    Comment afficher les parcelles cadastrales et les limites administratives ?

    Les couches des parcelles cadastrales et des limites administratives sont disponibles à partir du catalogue géorisques. Pour y accéder, cliquez sur le deuxième onglet intitulé Choix des couches dans la boîte de dialogue située à droite de votre écran.

    Dans le catalogue géorisques, vous trouverez dans la catégorie Limites administratives les couches de données sur les limites des communes, des départements et des régions. La couche Parcelles cadastrales est quant à elle répertoriée dans la catégorie Référentiels.

    Comment visualiser des données géographiques provenant d'une autre plateforme ?

    Pour visualiser des données géographiques provenant d'une autre plateforme, il faut que cette plateforme diffuse des flux WMS pour l'exportation de ses données.

    D'abord, vous devez vous rendre sur la plateforme diffusant le flux WMS afin de noter l'adresse de ce flux (copier).

    Il faut ensuite saisir (coller) l'adresse de ce flux dans la fenêtre prévue à cet effet : elle se trouve dans la boîte de dialogue située à droite de votre écran, dans le deuxième onglet Choix des couches et dans la dernière rubrique de cet onglet, Ajouter une couche WMS.

    Puis, interrogez le serveur et cochez la case qui correspond à la donnée que vous souhaitez visualiser.

    Comment quitter ou activer le mode plein écran ?

    Pour quitter ou activer le mode plein écran, cliquez sur le bouton Réduire ou Agrandir situé en haut à gauche et en haut à droite de votre écran.

    Une couche ne s'affiche plus quand je zoome. Pourquoi ?

    Certaines couches possèdent une échelle de visibilité limitée, c'est-à-dire que les données ne seront pas affichées à toutes les échelles (ou tous les Niveaux de zoom). Cette échelle est indiquée pour toutes les couches dans les Informations complémentaires sur la couche (cliquez sur le point d'interrogation tout à droite du nom de la couche affichée).

    Ainsi, quand on zoome, certaines couches finissent par disparaître. Cette configuration est due au manque de pertinence des données : la couche de données n'est pas assez précise pour être affichée à une échelle plus fine (à un zoom plus important).

    Je recherche des risques sur une parcelle cadastrale. Comment obtenir des informations sur une donnée qui n'apparaît pas à la bonne échelle ?

    Sur Géorisques, la couche des parcelles ne s'affiche généralement pas à la même échelle que les couches risques. Pour obtenir des informations sur les risques tout en gardant la localisation précise de votre parcelle, vous pouvez utiliser l'outil Annotation, situé en haut de votre écran.

    Après avoir ajouté la couche Parcelle et la couche risque de votre choix, localisez-vous à l'aide de l'outil de recherche d'adresse et grâce au zoom. Utilisez ensuite l'outil annotation situé en haut de votre écran afin de dessiner votre parcelle. Sélectionnez l'outil polygone, et redessinez les contours de votre parcelle. Enregistrez votre annotation, puis ajustez l'échelle afin de voir apparaître les autres couches risques : votre annotation restera visible, tandis que la couche du parcellaire ne sera, elle, plus visible. Vous aurez ainsi une trace de votre parcelle tout en visualisant les autres données risques.

    Pour plus d'aide, visualisez le tutoriel vidéo : http://www.georisques.gouv.fr/aide/recherche-des-risques-sur-une-parcelle-cadastrale

    Comment ajuster l'opacité d'une carte ?

    Il est important de modifier l'opacité de certaines couches lorsqu'on affiche plusieurs données sur la carte interactive, afin de pouvoir visualiser l'ensemble des informations. Pour cela, un curseur est mis à disposition de l'utilisateur pour régler l'ocalité de chaque couche que l'on affiche. Ce curseur est situé à droite du nom de la couche affichée.

    Comment positionner une donnée au premier plan ou en arrière-plan ?

    Prioriser l'ordre d'affichage des données peut s'avérer important. En effet, certaines données peuvent en recouvrir d'autres et l'information ne sera alors pas visible sur la carte :

    Pour changer l'ordre des couches, des petites flèches à fauche du nom de la couche affichée permettent de positionner la couche en premier plan, en arrière plan, devant ou derrière une autre couche.

    Comment supprimer ou ajouter une nouvelle couche de données ?

    A partir du menu Couches affichées, il est possible de supprimer, d'ajouter et même de régler la visibilité des couches. Pour ajouter une couche, cliquez sur Afficher des couches supplémentaires ou sur le deuxième onglet du menu à droite de votre page. Sélectionnez ensuite dans la liste la couche que vous souhaitez afficher.

    Pour supprimer des données, cliquez sur la croix rose située à gauche du nom de la couche que vous souhaitez supprimer.

    Pour rendre une couche invisible, cliquez sur l'oeil situé à gauche de la croix rose. Vous pouvez réactiver la couche afin de la rendre à nouveau visible en cliquant à nouveau sur le signe oeil.

    Note : la visibilité de certaines couches est parfois automatiquement désactivée. Pour en savoir plus, se référer à la question de la FAQ : "Une couche ne s'affiche plus quand je zoome. Pourquoi ?"

  • Téléchargement de données

    Quels sont les formats disponibles pour le téléchargement des données ?

    Les données présentes sur le site sont en téléchargement libre à partir de la rubrique Téléchargement. Les données sont disponibles :

    • Soit sous forme de couches de données SIG zippées (au format MapInfo ou SHP) ;
    • Soit sous forme de services web cartographiques (en flux WMS/WFS).
    • Soit sous forme de services ATOM (Téléchargement simple).

    Comment utiliser les flux WMS/WFS ?

    Les flux WMS et WFS disponibles dans la rubrique téléchargement peuvent être ajoutés à tous les visualiseurs cartographiques en ligne disposant d'un outil d'ajout de flux WMS / WFS (comme cartes interactives sur Géorisques). Ils peuvent également être ajoutés à un logiciel SIG (Couche > ajouter une couche WMS dans QGIS par exemple).

  • Autres sujets

    Comment obtenir plus d'informations sur les réglementations en vigueur ?

    Pour obtenir les documents réglementaires concernant les Plans de Prévention des Risques, vous pouvez vous rendre sur le site de la DREAL de votre région (saisir DREAL, suivi du nom de votre région dans votre navigateur).

    Pour obtenir les documents d'urbanisme (Plans Locaux d'Urbanisme, Schémas de Coéhrence Territoriale, etc), vous pouvez vous rendre sur le Géoportail de l'urbanisme.

    Quelle est la fiabilité des données du site ?

    Le site georisques.gouv.fr, conçu par la Direction Générale de la Prévention des Risques et développé par le BRGM, présente aux professionnels et au grand public des informations relatives aux risques d'origine naturelle ou technologique sur le territoire français. L'accès et l'utilisation du site impliquent l'acceptation des conditions générales d'utilisation qui suivent.

    Ni la DGPR, ni le BRGM ni aucune partie ayant concouru à la création, à la réalisation, à la diffusion, à l'hébergement ou à la maintenance de ce site ne pourra être tenu pour responsable de tout dommage direct ou indirect consécutif à l'accès et/ou utilisation de ce site par un internaute. Par ailleurs, les utilisateurs sont pleinement responsables des interrogations qu'ils formulent ainsi que de l'interprétation et de l'utilisation qu'ils font des résultats. La DGPR et le BRGM n'apporte aucune garantie quant à l'exactitude et au caractère exhaustif des informations délivrées. Seules les informations livrées à notre connaissance ont été transposées. De plus, la précision et la représentatitivité des données n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs, dans la mesure où ces informations n'ont pas systématiquement été validées par la DGPR ou le BRGM. De plus, elles ne sont que le reflet de l'état des connaissances disponibles au moment de leur élaboration, de telle sorte que la responsabilité de la DGPR et du BRGM ne saurait être engagée en cas où des investigations nouvelles amèneraient à revoir les caractéristiques de certaines formations. Même si la DGRP ou le BRGM utilise les meilleures techniques disponibles à ce jour pour veiller à la qualité du site, les éléments qu'il comprend peuvent comporter des inexactitudes ou erreurs non intentionnelles. La DGPR et le BRGM remercient par avance les utilisateurs de ce site qui voudraient bien lui communiquer les erreurs ou inexactitudes qu'ils pourraient relever. Les utilisateurs de ce site consultent à leurs risques et périls. La DGPR et le BRGM ne garantit pas le fonctionnement ininterrompu ni le fait que le serveur de ce site soit exempt de virus ou d'autre élément susceptible de créer des dommages. La DGPR et le BRGM peut modifier le contenu de ce site sans avertissement préalable.

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    • Diffuser et redistribuer l'information
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    Sous réserve de :

    • Mentionner la paternité de l'information: sa source (a minima le nom du producteur) et la date de sa dernière mise à jour.

    Le réutilisateur peut notamment s'acquitter de cette condition en indiquant un ou des leisn hypertextes (URL) renvoyant vers l'information et assurant une mention effective de sa paternité. Cette mention de paternité ne doit ni conférer un caractère officiel à la réutilisation de l'information, ni suggérer une quelconque reconnaissance ou caution par le producteur, ou par toute autre entité publique, du réutilisateur ou de sa réutilisation.

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  • Remontée de nappe

    Cartographie des zones sensibles

    La cartographie des zones sensibles est étroitement dépendante de la connaissance d'un certain nombre de données de base, dont :

    • la valeur du niveau moyen de la nappe, qui soit à la fois mesuré par rapport à un niveau de référence (altimétrie) et géoréférencé (en longitude et latitude). Des points sont créés et renseignés régulièrement, ce qui devrait permettre à cet atlas d'être mis à jour.
    • une appréciation correcte (par mesure) du battement annuel de la nappe dont la mesure statistique faite durant l'étude devra être confirmée par l'observation de terrain.
    • la présence d'un nombre suffisant de points au sein d'un secteur hydrogéologique homogène, pour que la valeur du niveau de la nappe puisse être considérée comme représentative.

    Téléchargement des données

    Vous pouvez télécharger gratuitement les cartes sur les remontées de nappes disponibles (dans le domaine sédimentaire et dans le domaine de socle). Les cartes sont disponibles au format shape file d'ESRI ou au format d'échange MIF-MID de MapInfo, ces fichiers sont regroupés dans un fichier compressé ZIP.

    Sélectionnez un département, puis cliquez sur le fichier à télécharger.

     

     

    Manifestation du phénomène

    En 2001 des phénomènes de remontée de nappes sont fréquemment apparus dans le Nord, l'Ouest, l'Est (Champagne) et le Sud-Ouest (Poitou-Charentes) de la France.

    La plupart des cas de phénomènes de remontées de nappes ont été relevés :

    • soit au sein d'aquifères calcaires (Jurassique du Callovo-Oxfordien) et crayeux (Crétacé) de volume important,
    • soit en liaison avec des aquifères plus perméables et plus limités dans l'espace, mais où, en raison de la présence d'un substratum imperméable, le surplus d'eau ne pouvait que s'écouler en surface. Cela a été notamment le cas des buttes tertiaires du bassin parisien.

     


    Crue dans l'Oise - 12/11/2011 © Laurent Mignaux - Terra

    Phénomènes observés

     Selon les secteurs on a pu observer :

    • une inondation généralisée dans les vallées majeures, par contribution exceptionnelle de la nappe. C'est le cas typique de la Somme.
    • la ré-activation par des cours d'eau temporaires de certaines vallées sèches (valleuses de Normandie, de Grande Terre en Guadeloupe), où habituellement les cours d'eau ne coulent plus en surface mais uniquement dans les fissures souterraines de la roche ou dans le réseau karstique sous-jacent.
    • l'apparition d'étangs et de mares temporaires sur certains plateaux dans des zones de dépressions (dolines de décalcification ou anciennes carrières).
    • l'apparition de lignes de sources dans les thalwegs, bien en amont des sources habituelles.
    • des inondations par des causes secondaires : c'est en particulier le cas lorsque des ouvrages de génie-civil sous-dimensionnés ont étés éxécutés pour permettre le passage de voies d'accès pour le franchissement de vallées sèches ou de vallons qui ne coulent habituellement pas. Lors des remontées de nappes, ces ouvrages forment barrage et provoquent inondations des terrains situés en amont
    • des mouvements de terrainnotamment sur des sites à pente importante. La remontée de l'eau déstabilisant la couche la plus meuble du sol et de la zone altérée de la roche. Toutefois il est difficile de les distinguer des mouvements de terrain dus à une saturation excessive et directe des sols par la pluie.

     


    Inondations dans l'Aude - 16/11/2015 © Laurent Mignaux - Terra

     

    D'autres phénomènes ont aussi pu être observés :

    • dans certaines zones alluviales, la nappe sous-jacente dans la craie notamment, captée par des forages, est mise en pression. Ce phénomène provoque le jaillissement «artésien» de ces forages : dans la zone des hortillonnages d'Amiens par exemple.

    Pourtant, on notera que dans certaines zones possédant à la fois un sous-sol sableux et une nappe très proche de la surface, comme les Landes de Gascogne, donc caractérisées par une forte sensibilité à ces remontées de nappes, il ne s'est parfois produit aucun sinistre en 2001 car l'habitat n'y comporte généralement aucun sous-sol et des canaux de drainage y sont traditionnellement entretenus.

    Au contraire dans les aquifères sableux ou le pourcentage d'interstices élevé, on n'observe pas de battement annuel important. Dans ces aquifères, le retour à des niveaux normaux après l'épisode de hautes eaux est rapide.

     


    Inondations à Poitiers -2004 © Thierry Degen - Terra

    Conditions favorisant le déclenchement du phénomène

    Principaux paramètres :

    Trois paramètres sont particulièrement importants dans le déclenchement et la durée de ce type d'inondation :

    • une suite d'années à pluviométrie excédentaire, entraînant des niveaux d'étiages de plus en plus élevés,
    • une amplitude importante de battement annuel de la nappe, dépendant étroitement du pourcentage d'interstices de l'aquifère,
    • un volume global important d'eau contenue dans la nappe, à l'intérieur des limites du bassin d'un cours d'eau (le volume contributif de la nappe à l'échelle du bassin versant hydrogéologique).

    Influence de l'aquifère sur le battement naturel de la nappe :

    Toutes les roches ne comportent pas le même pourcentage d'interstices, donc d'espaces vides entre leurs grains ou leurs fissures. Par ailleurs, la dimension de ces vides permet à l'eau d'y circuler plus ou moins vite : elle circulera plus vite dans les roches de forte granulométrie. En revanche dans les aquifères à faible pourcentage d'interstices il faudra moins d'eau pour faire s'élever le niveau de la nappe d'une même hauteur.

    Pour illustrer ce propos, considérons deux récipients de volume identique que l'on a préalablement remplis l'un de sable fin et l'autre d'un bloc de calcaire de même dimension que le récipient. Il sera nécessaire de verser plus d'eau pour recouvrir celui qui est rempli de sable car le volume total des interstices y est plus important. Ce «modèle» permet d'expliquer pourquoi une recharge de même volume entraînera une remontée du niveau plus importante dans une nappe où la densité d'interstices est faible que dans une nappe où elle est élevée : le battement naturel de la nappe sera plus important dans le premier cas que dans le second.


    Aquifère karstique de Cassis - 2012 © BRGM - Nathalie Dörfliger

    Les graviers et sables grossiers bien calibrés sont les formations aquifères qui possèdent le plus fort pourcentage de vides (souvent de l'ordre de 15 à 20 %), puis en ordre décroissant on trouve les sables fins et les sables de granulométrie hétérogène, puis les grès, et enfin les calcaires fracturés et la craie. On comprend ainsi que le phénomène de remontées de nappes se produise le plus souvent dans certains types de calcaires, et en particulier dans ceux dont le pourcentage de vides est faible : c'est le cas des aquifères de la craie.

    Dans les aquifères calcaires à faible taux d'interstices, les décrues peuvent être lentes puisque la circulation de l'eau dans les interstices est elle-même assez lente. Lorsque la masse de l'aquifère qui contribue à l'inondation est très importante, celle-ci peut durer très longtemps : c'est ce qui s'est passé dans la Somme pendant l'hiver jusqu'à la fin du printemps 2001.

    Conséquences du phénomène

    Les dommages recensés sont liés soit à l'inondation elle-même, soit à la décrue de la nappe qui la suit. Les dégâts le plus souvent causés par ces remontées sont les suivants :

    • Inondations de sous-sols, de garages semi-enterrés ou de caves.

    Ce type de désordres peut se limiter à de faibles infiltrations et à quelques suintements, mais l'humidité en remontant dans les murs peut arriver à la longue à désagréger les mortiers, d'autant plus si le phénomène est fréquent. Dans ce cas, une pompe d'épuisement placée dans le point le plus bas, ou mieux, dans un petit puits creusé expressément à environ 50 cm sous le niveau du sous-sol, permet d'évacuer l'eau au fur et à mesure et d'éviter qu'elle ne remonte dans les murs par capillarité. En revanche lorsque les infiltrations sont plus importantes, il n'est malheureusement pas conseillé de mettre en place un dispositif de pompage dans le sous-sol car la poussée de l'eau résultant d'une différence de niveau de l'eau entre l'extérieur du bâtiment et l'intérieur (donc de pression) peut suffire à faire s'effondrer un mur. Il est alors plutôt conseillé de faire effectuer des tranchées AUTOUR des bâtiments inondés et de pomper dans ces tranchées : l'abaissement du niveau de l'eau sera sans doute moins rapide mais ne mettra pas en danger la stabilité des bâtiments. Il n'est évidemment pas possible d'effectuer ce genre de travaux de façon préventive, et ils ne sont pas à la portée de simples particuliers. Dans les zones sensibles il serait souhaitable de préconiser pour certains types de construction, des sous-sols non étanches pour éviter le soulèvement des édifices sous la poussée de l'eau.


    Intérieur d'une maison inondée © Manuel Bouquet - Terra

    • Fissuration d'immeubles.

    Ce type de désordre a été remarqué en région parisienne, en particulier dans les immeubles qui comportent plusieurs niveaux de sous-sols ou de garages. Il faut noter qu'en région parisienne, nombre de sous-sols se trouvent inondés par un retour de la nappe à son niveau initial. En effet, en raison de la diminution d'une partie important de l'activité industrielle à Paris -consommatrice d'eau- la nappe retrouve progressivement son niveau d'antan.


    Témoins de fissuration - © Laurent Mignaux - Terra

    • Remontées de cuves enterrées ou semi-enterrées et de piscines voire des canalisations.

    Sous la poussée de l'eau, des cuves étanches, ou des canalisations enterrées qui contiennent ordinairement une partie importante de vides, peuvent être soulevées par la pression d'Archimède. C'est en particulier le cas de cuves contenant des fluides moins denses que l'eau (produits pétroliers de stations-essence ou de dépôts pétroliers), ou même de cuves à usage agricoles ou de piscines partiellement ou totalement vidées. (Pour les piscines la meilleure mesure sera de les maintenir totalement remplies)

    • Dommages aux réseaux routier et de chemins de fer.

    Par phénomène de sous-pression consécutive à l'envahissement de l'eau dans le sol, les couches de granulats utilisées dans la fabrication des routes et le ballast des voies ferrées se trouvent désorganisées. Des tassements différentiels mènent à des désordres importants.

    • Désordres aux ouvrages de génie civil après l'inondation.

    Après que l'inondation ait cessé, il peut se produire des contraintes mécaniques dans le sol en relation avec les processus de ressuiement, qui déstabilisent un ouvrage. C'est le cas des argiles qui en séchant et en se rétractant provoquent des défauts de verticalité de piliers en béton enfoncés dans le sol (cas de serres illustré près de Reims).

    • Pollutions.

    Les désordres dus aux pollutions causées par des inondations sont communs à tous les types d'inondation. On sitera la dispersion des déchets de décharge publique, le transport et la dispersion de produits dangereux soit dissous, soit entraîné par l'eau (produits pétroliers, peintures, vernis et solvants, produits phytosanitaires et engrais, produits de piscine (chlore en particulier), de déchets d'origine animale ou humaine (lisiers, fosses septiques).

    • Effondrement de marnières, effondrement de souterrains ou d'anciens abris datant des dernières guerres.

    Ces effets sont dus à une modification de l'équilibre des parois sous l'effet de l'eau, et en particulier probablement davantage à la décrue de l'inondation.

     


    Effondrement d'une marnière - 1999 © BRGM

    Coûts induits

    Mis à part les coûts de nettoyage, de remise en état ou de reconstruction du bâti et des biens, au départ supportés par les assurances à certaines conditions (déclaration de catastrophe naturelle par les préfectures en particulier) et à terme par la collectivité, ces inondations ont induit des coûts parfois importants ayant trait :

    • aux itinéraires routiers de déviation, pour le contournement des zones sinistrées, nécessitant une importante signalisation supplémentaire (cas du contournement de Caen),
    • aux opérations de pompage et de nettoyage sur la voie publique, les ouvrages normaux d'évacuation des eaux se révélant insuffisants et inappropriés.

     

    Berges de Seine, inondées par les eaux de la Seine - 2016 © Arnaud Bouissou - Terra

    Mesures de prévention

    Lorsque les conditions sont réunies pour que le phénomène se produise, celui-ci ne peut être évité. En revanche certaines précautions doivent être prises pour éviter les dégâts les plus importants :

    • éviter la construction d’habitation dans les vallées sèches, ainsi que dans les dépressions des plateaux calcaires,
    • déconseiller la réalisation de sous-sol dans les secteurs sensibles, ou réglementer leur conception (préconiser que le sous-sol soit non étanche, que le circuit électrique soit muni de coupe-circuit sur l'ensemble des phases d'alimentation, y réglementer l'installation des chaudières et des cuves de combustible, y réglementer le stockage des produits chimiques, des phytosanitaires et des produits potentiellement polluants...),
    • ne pas prévoir d'aménagements de type collectifs (routes, voies ferrées, trams, édifices publics, etc...) dans ces secteurs,
    • mettre en place un système de prévision du phénomène. Dans les zones sensibles à de tels phénomènes, un tel système doit être basé sur l'observation méthodique des niveaux de l'eau des nappes superficielles.
  • Pour en savoir plus

    Publications

    Ministère de l'environnement, Dossier d'information sur les risques majeurs: Les inondations. Téléchargeable ici

    Les crues des 1er au 5 décembre 2003 dans les régions Auvergne, Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes : Premières estimations des dommages, Décembre 2003. Téléchargeable ici

    PARN, La lettre d’information Alpes-Climat-Risques n°1 à 3, 2012-2014, Téléchargeable ici en PDF et sur le site du PARN

    MEDDTL, La politique nationale de gestion des risques inondation : ce qui change aujourd’hui, 2011, 2 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

    MEDDTL, Mise en œuvre de la politique nationale de gestion des risques d’inondation, 2011, 2 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

    MEDDE, Plans de gestion des risques d’inondation à l’échelle du district : des TRI aux stratégies locales (premiers éléments de cadrage), 2013, 45 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDDTL, MIOMCTI, MEFI, MBCPFPRE, Plan submersions rapides (submersions rapides, crues soudaines et ruptures de digues), 2011, 79 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, L’ACB (analyse coût/bénéfice) : une aide à la décision au service de la gestion des inondations - Guide à l’usage des maitres d’ouvrage et de leurs partenaires, 2011, 42 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    MEDDTL, Surveillance des crues des cours d’eau, 2011, 2 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du ministère en charge de l’Environnement

    Météo-France, Avertissement pluies intenses à l’échelle des communes – APIC, 2011, 2p. Téléchargeable ici en PDF et abonnement pour les communes sur APIC-Inscription

    MEDD, Les inondations – Dossier d’information, 2004, 20 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Pourquoi prévenir le risque d’inondation ? Le maire et la réduction des conséquences dommageables des inondations, 2011, 44 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, Sensibiliser les populations exposées au risque d’inondation : comprendre les mécanismes du changement de la perception et du comportement, 2013, 60 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, La prise en compte du risque d’inondation dans les schémas de cohérence territoriale (SCoT), 2013, 76 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    MEDD et MELT, PPR risques d’inondation – Guide méthodologique, 1999, 123 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDD, PPR risques d’inondation – Le ruissellement péri-urbain Note complémentaire, 2004, 60 p. Téléchargeable ici en PDF

    MATE et METL, PPR risques d’inondations – Mesures de prévention, 2002, 160 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDD, Eléments pour l’élaboration des PPRI – La mitigation en zone inondable (réduire la vulnérabilité des biens existants) Document d’étape, 2005, 52 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Le maire face au risque d’inondation : agir en l’absence de PPRI (PLU, carte communale, PC, CU), 2008, 30 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CERTU, Prise en compte des risques naturels : 10 monographies, 2012, 132 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDD, Réduire la vulnérabilité des réseaux urbains aux inondations, 2005, 112 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Bâtir un plan de continuité d’activité d’un service public – les collectivités face au risque d’inondation, 2011, 46 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, Impulser et conduire une démarche de réduction de la vulnérabilité des activités économiques : les collectivités territoriales face au risque d’inondation (guide méthodologique), 2012, 59 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    METL et MEDDE, Référentiel de travaux de prévention du risque d’inondation dans l’habitat existant, 2012, 81 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDDTL, Construire en montagne : la prise en compte du risque torrentiel, 2010, 124 p. Téléchargeable ici en PDF

    CEPRI, Les digues de protection contre les inondations ; mise en œuvre de la réglementation issue du décret n°2007-1735 du 11/12/2007, 2010, 86 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    CEPRI, Les digues de protection contre les inondations : l’action du maire dans la prévention des ruptures, 2008, 46 p. Téléchargeable ici en PDF et sur le site du CEPRI

    MEDDE, Mieux savoir pour mieux agir : Principaux enseignements de la première évaluation des risques d’inondation sur le territoire français –EPRI 2011 -, 2012, 72 p. Téléchargeable ici en PDF

    MEDDE –METL, Circulaire du 16 juillet 2012 relative à la mise en œuvre de la phase « cartographie » de la directive européenne relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation, NOR : DEVP1228419C, 40 p. Téléchargeable ici en PDF et sur Légifrance

    MEDDE, Circulaire du 14 août 2013 relative à l’élaboration des plans de gestion des risques d’inondation et à l’utilisation des cartes de risques pour les territoires à risque important d’inondation, NOR : DEVP1320796C, 18 p. Téléchargeable ici en PDF et sur Légifrance

    CGDD, Analyse multicritères : application aux mesures de prévention des inondations – Guide méthodologique, 2012, 170 p. Téléchargeable ici en PDF

    Liens utiles

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    ImageObservatoire National des Risques naturels

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    ImageLa communauté des acteurs de gestion intégrée de l'eau

    Sitographie

    Références bibliographiques

    Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, DPPR/BICI, 1989, Procerisq, procédures et réglementations applicables aux risques technologiques et naturels majeurs.

    Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, DPPR/SDPRM/ CARIAM, 2001, Recueil des textes fondateurs, textes relatifs à la prévention des risques naturels majeurs, Cellule d’information documentaire sur les risques majeurs, 154 pages.

    Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, direction de la Sécurité civile, 1994, Organisation-prévention et planification, Services de secours, volume 1 et 2, Journal officiel de la République française, 934 pages.

    Guide méthodologique, Plans de prévention des risques naturels (PPR) : Risques d’inondation - 1999 - 123 pages - Prix 21,50 euros - Éd. La Documentation française. Diffusion : en vente à la Documentation française (29, rue Voltaire, 75344 Paris Cedex 07 - Tél. : 01 40 15 70 00) ou auprès de votre libraire habituel