Caen sous les eaux

Les inondations, premier risque naturel en France, restent au cœur de l’actualité : lundi 22 juillet 2013, un violent orage s’est déclenché à Caen en fin d’après-midi ; si on ne déplore pas de victimes, de nombreuses habitations, commerces et infrastructures ont été endommagées par les inondations, conséquence des précipitations.

L’épisode orageux, qualifié "d’assez inédit" par Jean-Simon Merandat, directeur de cabinet du préfet, a débuté à 16h et n’a duré qu’une heure et demie, mais a été suffisamment important pour justifier la mise en place d’une cellule de crise en préfecture dès 17h45, certaines rues étant déjà inondées jusqu’à près d’un mètre.

Au nombre des infrastructures qui ont dû être évacués, on compte la salle de restauration du centre hospitalier Bon Sauveur et la gare routière, dont le plafond risquait de s’effondrer, la FNAC du centre-ville, et un Carrefour express. 500 personnes situées dans le centre commercial de Leclerc ont également dû être évacuées et les réserves ont été inondées.

 

Des édifices publics ont également été touchés par les inondations, parmi lesquels on dénombre la maison d’arrêt, le tribunal de grande instance, la banque de France et le musée des Beaux-Arts, où aucune œuvre n’a cependant été endommagée. La circulation routière, momentanément interrompue sur toute l’agglomération, était en cours d’amélioration en soirée.

La région du Calvados, fréquemment touchée par ce type d’aléa, a mis en place des plans pour pouvoir réagir rapidement à ces situations, au nombre desquels figurent le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile). Tous deux ont ainsi permis aux autorités de réagir rapidement.

La gestion de crise a de fait été rapide : la ville de Caen a établi une veille téléphonique et a fourni un hébergement d’urgence aux personnes dont les habitations ont subi des dégâts au gymnase de la Haie Vignée et la Police municipale a pris en charge le transport de personnes ne pouvant se déplacer.  En outre, les services municipaux ont d’ores et déjà dressé une première liste de dégâts observés sur les édifices publics.