Retrouvez la crue de 1910 sur Géoportail

A l'occasion du centenaire de la crue de 1910, le site Géoportail permet de visualiser, sur un fond de carte historique, de carte moderne IGN et de photographie aérienne, les zones inondées par la montée des eaux de la Seine, à Paris et tout le long du fleuve en crue. Chacun peut ainsi vérifier en tapant son adresse, si son habitation avait été alors menacée par les eaux. A Paris, près de 20 000 immeubles furent en effet inondés en janvier 1919. La situation de la banlieue parisienne fut également catastrophique, en amont comme en aval de Paris, avec 30 000 maisons sinistrées. 

 

 

Quel risque de crue aujourd'hui ?

Cette connaissance du passé est indispensable pour anticiper le risque inondation aujourd’hui dans le bassin de la Seine. La commémoration de la crue de 1910 est l'occasion de développer davantage une culture du risque auprès des habitants vivant à proximité de la Seine afin qu'ils prennent mieux conscience de ce risque de crue qui comme en 1910 est toujours susceptible de se reproduire à Paris et ses environs. 

C'est pourquoi à l’occasion de ce centenaire, les Grands Lacs de Seine, la Préfecture de Police de Paris et la DIREN Ile-de-France publient une plaquette d’information 1910 et demain ? sur le risque d’inondation dans le bassin de la Seine. 

Les experts estiment qu'une nouvelle crue majeure de la Seine pourrait même être encore plus étendue, du fait d'une vulnérabilité qui s'est accrue dans la capitale avec la multiplication des réseaux souterrains (énergie, communication, transports…) favorisant la propagation des eaux en sous-sols. Quant aux dommages matériels et économiques, ils seraient bien supérieurs à ceux occasionnés en 1919 car le bassin parisien s'est fortement urbanisé depuis un siècle. Malgré les politiques de prévention et de protection mises en place (comme la construction de lacs-réservoirs), une crue comparable à celle de 1910 devrait coûter au minimum 17 milliards d'euros sans tenir compte des dommages sur les réseaux de transport, d’électricité, de télécommunications, et le coût d'une paralysie de l'activité économique.

 

 Quai de Grenelle à Paris, janvier 1910 © Neurdein / Roger-Viollet